Galiléo
Le GPS Européen

 


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Auteur : Thibaut BERNARD

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Définition du GPS

Le GPS (Global Positioning System, ou système de positionnement mondial) est le système qui nous indique notre position sur Terre.


Position

Comme notre planète est considérée géométriquement comme une sphère, en chaque point il y a un cercle faisant le tour de la Terre.
Pour indiquer notre position sur la Terre, il a fallu définir un point de référence initial pour pouvoir se situer par rapport à lui.

On a donc pris deux cercles de référence, un représenté par l'équateur, l'autre cercle passant par les pôles Nord et Sud et qu'on appelle le méridien et passant par Greenwich (en Angleterre près de Londres).

Étant des cercles, on a donc naturellement utilisé les angles (exprimés en degré) par rapport à l'équateur et au méridien de Greenwich.
Mais au lieu d'utiliser les 360 degrés, on divise chaque cercle en deux pour utiliser les angles de 0 à 180 degré.
On appelle longitude le cercle passant par les pôles et latitude le cercle parallèle à l'équateur.
Quand on parle donc d'une position de longitude de 2° et d'une latitude 48°, cela signifie qu'on est à l'Est de Greenwich dans l'hémisphère nord.
Avec une longitude de -5°, on est à l'Ouest de Greenwich, avec une latitude de -20° on est dans l'hémisphère sud.
Par déduction, Greenwich a la longitude 0°, l'équateur la latitude 0°, le pôle Nord a une latitude de 180° et le pôle Sud une latitude de -180°.

Quelques positions à titre d'exemple :

Paris, 48° Nord, 2° Est.


Principe de fonctionnement du GPS

Chaque satellite émet un signal comportant l'heure d'émission. Quand le récepteur reçoit le signal, il compare l'heure de départ avec celle auquelle il a reçu ce signal. Connaissant la vitesse des signaux (300 000 kilomètres par seconde), on en déduit donc notre distance par rapport au satellite.

Connaître cette distance, c'est bien, mais cela ne suffit pas car il y a sur Terre un cercle autour du point central comportant tous les lieux situés à la même distance du satellite.

Prenons donc un deuxième satellite.
On se retrouve donc avec deux cercles se coupant ; Mais auquel on ne peut déterminer laquelle des deux intersections où l'on est.

Pour cela il faut un troisième satellite.
Nous pouvons ici voir que l'on est à l'intersection des trois cercles (sur Paris dans notre exemple).

En théorie trois satellites suffisent pour nous indiquer notre position. Dans la pratique un satellite peut tomber en panne, ou bien la transmission du signal peut être perturbée par un orage ou une chaîne de montagnes situés entre l'émetteur et le récepteur. Pour cela le récepteur capte les signaux d'au moins quatre satellites, peut même faire des vérifications sur une dizaine (voir plus) de satellites.
De toute façon, il faut penser au fait si nous on reçoit bien les données des trois satellites, ceux qui sont aux antipodes (de l'autre coté de la Terre) ne recevront pas les signaux nécessaires.
Il faut donc pour cela plusieurs dizaines de satellites, pour couvrir évidemment toute la surface du globe, mais aussi pour prévoir les défaillances.

 

Galiléo

Le GPS étant la propriété militaire des américains, ils ont quand même autorisé le public à s'en servir. Mais il est évident que nous dépendons complètement de leur bon vouloir et à tout moment peuvent trouver un prétexte pour nous en empêcher l'utilisation.
Ce qui ne serait pas trop gênant pour un simple randonneur à pied obligé de perdre une heure à trouver autrement son chemin.
Mais cela serait évidemment catastrophique pour un navire perdu en pleine mer ou un avion volant la nuit et ne pouvant se fier qu'à ses instruments pour avoir sa position et son cap.
En ce sens nous ne pouvons pas nous permettre de dépendre du bon vouloir diplomatique d'un seul État et c'est la raison pour laquelle l'Europe a donc décidé d'avoir son propre système de satellites pour nous donner notre position.
Ce système de satellites que nous appelons Galiléo et dont la mise en orbite des satellites est actuellement en cours. La mise en service est prévue pour 2010.


Inutile de dire que les américains ont bien sûr tenté de discréditer notre Galiléo en citant par exemple que cela allait perturber leurs signaux. Mais vu la quantité de fréquences disponibles, cela n'a aucun sens car le meilleur exemple est le nombre de radios émettrices ; Et cela ne perturbe pas les secours (pompiers ou police par exemple) qui eux aussi ont pourtant de bonnes raisons d'avoir leur fréquence. Pour cela nous avons bien eut la volonté et la discipline nécessaires pour que chaque radio puisse émettre sans perturber les autres.